Charles Pasqua naît et vit au milieu d’une famille très patriote. Les prétentions de Mussolini sur la Savoie, Nice et la Corse renforcent l’engagement national de cette famille. En 1938, à l’âge de 11 ans, le jeune Charles arbore sur sa chemisette le serment de Bastia : « sur nos tombes, sur nos berceaux, nous jurons de vivre et de mourir Français ».
En 1940, la déroute de l’armée française est vécue
avec incrédulité et la demande d’armistice du Maréchal
Pétain avec colère. Le lendemain, dans le journal local, André
Pasqua, le père de Charles, apprend qu’à Londres un certain
Général de Gaulle appelle à la poursuite du combat car
« si la France a perdu une bataille, elle n’a pas perdu la guerre ».
Contrairement à ce que l’on a souvent dit, ce Général
n’est pas un inconnu pour les Français, car les journaux ont beaucoup
parlé de sa nomination comme sous-secrétaire d’Etat à
la Guerre dans le Cabinet de Paul Reynaud. Il était alors présenté
comme le spécialiste des chars et, au cours de la Première Guerre
mondiale, il avait gagné la bataille d’Abbeville contre les Allemands.
Dès lors, toute la famille Pasqua fait sienne la volonté de
résistance du Général de Gaulle et devient gaulliste.
Le
résistant Charles PASQUA, |
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A partir de 1942, avec la présence de l’armée d’occupation italienne,
se crée un réseau de renseignements, et l’oncle Philippe Pasqua
deviendra le chef du sous-réseau de la France Libre «Tartane
Phratrie ».
A l’automne 43, Philippe est arrêté par les Allemands. C’est le père de Charles qui lui succède. Auparavant d’ailleurs, Charles était devenu membre à part entière du réseau et avait été immatriculé à Londres sous le nom de code de « Prairie ».
A plusieurs reprises, lors de nombreuses missions de « contact », de renseignements organisés dans le cadre de la préparation du débarquement en France, comme bien d’autres, il risque sa vie. En juillet 44, alors que son oncle Philippe est déporté en Allemagne, tous les hommes valides de la famille se retrouvent au maquis et participent aux combats de la Résistance jusqu’à la libération du territoire.
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Diplôme
de "soldat sans uniforme des Forces Françaises Combattantes",
remis à Charles PASQUA par la présidence du Gouvernement
en 1945.
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Quelques mois plus tard, il a 18 ans, c’est avec une carte d’ancien combattant volontaire de la Résistance et d’ancien combattant dans la poche qu’il passera son baccalauréat.
Gaulliste
dans la guerre, Charles Pasqua, le restera dans la paix. Ce sont les idées
incarnées par le Général qui l’ont motivé à
vouer sa vie au service d’une certaine conception de la France, incarnée
par le Général de Gaulle, et il y restera fidèle quoi
qu’il arrive et quelles que soient les conséquences. Le service de
l’intérêt général passant, pour lui, avant toute
autre notion de la patrie.